C/2020 F3 (NEOWISE)

Vous en avez peut-être entendu parler, la comète Neowise est sous les projecteurs de l’astronomie depuis le début du mois de juillet. Il faut dire que ça faisait longtemps qu’on attendait une comète aussi belle dans l’hémisphère nord : depuis Hale-Bopp en 1997, pas grand chose de brillant à se mettre sur la rétine.

Dessin de Neowise au télescope. On a accès à de nombreux détails au niveau de la chevelure qui entoure le noyau, et de la queue de poussières

Les comètes sont avant tout un gros assemblage de glaces, de roches et autres poussières, visiteuses venues des contrées lointaines du système solaire. Lorsqu’elles approchent du Soleil, la glace de ce « noyau » se sublime comme un glaçon qu’on mettrait sur une poêle. Les gaz libérés créent un halo brillant autour du noyau qu’on appelle la chevelure.

Si le rayonnement solaire exerce une force suffisante, une partie de cette chevelure est carrément emportée à des centaines de milliers de kilomètres derrière, ce qui forme habituellement une queue de gaz bleutée et une autre de poussières, blanche.


D’abord visible tôt au petit matin, Neowise ne se couche plus depuis le 13 juillet (on dit qu’elle est circumpolaire) et est devenue beaucoup plus intéressante à observer le soir au coucher du Soleil. Mais voilà, météo et autres occupations oblige, je n’ai pas pu la revoir avant le 18 juillet au soir. Elle était alors facilement visible à l’œil nu et aux jumelles depuis un ciel de banlieue.

Avec un télescope, on a accès à un tout autre niveau de détails que j’ai bien eu du mal à reproduire ci-dessus ! La chevelure, très brillante au centre, se dissipe en un dégradé très fin. Dans la queue de poussières, on peut voir des différences de luminosité très fines qui vont bien au delà du champ que vous pouvez apercevoir ! Le bord supérieur de la queue est plus net que le bord inférieur.

Malheureusement, la queue de gaz, visible sur les photos qui inondent internet ces dernières semaines, n’était pas visible. Il faut un ciel de bonne qualité pour la voir.

Le 23 juillet, la comète sera au plus proche de la Terre à 0,69 unités astronomiques (0,69 fois la distance Terre-Soleil). Si vous souhaitez vous aussi l’observer, je vous conseille l’excellent billet de Guillaume Canat qui détaille tout ce qu’il faut savoir. Vous avez jusqu’à la fin du mois de juillet pour l’observer à l’œil nu, après quoi la lumière de la Lune va commencer à devenir gênante.

Quelques détails sur le dessin

C/2020 F3 (NEOWISE)

Le 18 juilet 2020, 21h10 – 21h55 TU
à Camon (80)

Dessin au graphite sur papier blanc. Numérisé, passé en négatif et traité sous Photoshop

Instrument : Newton 200/1200 mm Monture Dobson
Oculaires utilisés : ES 82° 24 mm (50x)

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