NGC 2392 – Une fin luminescente

25 mars, 23h. Crayon à la main et œil à l’oculaire, j’essaie de vous représenter le plus fidèlement possible cette petite boule pâle, perdue dans la constellation des Gémeaux. Son nom, c’est NGC 2392, ou plus poétiquement la nébuleuse de l’Esquimau. Sous cet angle, elle paraît bien morne face aux plus beaux clichés qu’en a donné Hubble. L’œil ne peut pas rivaliser avec les longs temps de pause des capteurs photo, mais les détails intéressants sont là. À mesure qu’il s’habitue à l’obscurité, on voit un centre brillant entouré d’une coquille plus légère. Cachée dans la nébulosité centrale, une étoile devient évidente à force de coups d’œil. Enfin, ça n’en est plus vraiment une, c’est plutôt son cadavre. La nébuleuse l’entourant donne une idée des évènements bouleversants qui ont pu se produire…

Vous le savez sans doute. Comme toutes les étoiles, notre Soleil n’aura pas une vie éternelle. Tôt où tard, son combustible viendra à manquer, provoquant une succession d’évènements qui aboutiront à ce que vous avez sous les yeux : la formation d’une nébuleuse planétaire. Elle entoure ce qui fut le cœur de l’étoile, devenu ce fameux cadavre qu’on appelle une naine blanche. La nébuleuse de l’Esquimau est un magnifique moyen de voir à quoi pourrait ressembler notre Soleil dans une dizaine de milliards d’années.

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La Lune comme vous ne l’avez jamais vue (2/2)

La dernière fois, j’ai laissé tout le monde sur sa faim, n’évoquant point les site d’alunissage des programmes Apollo, alors même que l’on fête en ce moment même le cinquantenaires des premiers pas sur la Lune. Donc aujourd’hui, je vous propose de découvrir non seulement le site d’alunissage d’Apollo 11, première mission habitée de l’histoire à fouler le sol d’un autre corps céleste que la Terre, mais aussi des missions suivantes. À savoir Apollo 12, 14, 15, 16 et 17. La bonne nouvelle, c’est que le Soleil se sera levé sur tout ces sites les 12 et 13 juillet. Alors, on commence ?

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La Lune comme vous ne l’avez jamais vue (1/2)

Le mois de juillet est enfin là. Ça ne vous dit peut-être pas grand chose. J’attends ce moment avec impatience, lointain souvenir d’une époque où je n’étais pas encore né. Il y a bientôt 50 ans de cela, les humains foulèrent le sol lunaire pour la première fois de leur histoire, agrandissant comme jamais auparavant les frontières de l’exploration habitée. Pour l’occasion, des centaines d’astronomes amateurs sont invités à sortir leur télescope dans les rues, pour faire découvrir notre satellite naturel. Une initiative française, à laquelle se sont joints de nombreux clubs d’astronomie. Alors amateurs du ciel d’un soir, sortez vos instruments qui prennent la poussière, histoire d’en faire profiter un maximum de personnes. Vous pouvez consulter la carte des évènements sur le site du projet au doux nom d’On the Moon Again. Sans doute trouverez-vous près de chez vous un club ou un amateur, prêt à vous emporter pour un voyage à une seconde-lumière de la Terre.

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Aux commencements

Mon attachement pour les sciences est bien plus quelque chose de « banal » que d’extraordinaire. Comme beaucoup de gens, je suis tombé dans la marmite étant petit. C’est d’ailleurs vers des études de physique, ma branche favorite, que je me suis orienté (et que je continue toujours). La physique a ça de fascinant qu’elle réussit à vous donner un nouveau point de vue sur le fonctionnement du monde. À travers des lois complexes certes, mais belles lorsqu’on commence à en effleurer le sens. Depuis peu, je pratique aussi l’astronomie en amateur, dès que la nuit est claire. Être seul dans la nuit froide, sous la Voie Lactée, à jubiler devant des tâchouilles situées à des années-lumière d’ici est certes une expérience de geek pur, mais c’est aussi une éternelle source de questionnements et d’émerveillement.

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